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snemesin@gmail.com  

+33 (0)789 48 42 52       th-2

Après avoir étudié en France et en Belgique et après avoir exercé en Suisse et aux Pays-Bas, Séverine Némesin, Psychologue Clinicienne et thérapeute, offre aujourd’hui des consultations à distance en pleine connaissance des questions en lien avec l’expatriation.  Ces consultations s’adressent à tous ceux qui sont  loin, mais aussi dans l’impossibilité de se déplacer ou qui manquent  simplement de temps pour se rendre jusqu’au cabinet du « Psy ».

Faire appel à un psychologue, que ce soit pour soi ou pour un proche, n’est pas un acte simple. Il peut devenir plus délicat encore quand la distance, la langue et la culture viennent interférer avec  le bon déroulement des séances.

L’objectif de cette consultation en ligne est de  pouvoir vous offrir une solution psychologique francophone à travers l’exercice d’une psychologie de qualité dispensée par une psychologue et psychothérapeute expérimentée, et ce,  dans des conditions très proches de celles d’un cabinet.

Cette solution, nous la voulons en parfaite adéquation avec vos besoins, avec ce que vous vivez mais avant tout  au plus proche de ce que vous êtes.

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Les groupes du « Je dis … »

Un jeudi soir par mois, un groupe nouveau se constitue, pour échanger, réfléchir, apprendre et partager autour d’une thématique donnée.

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Le jeudi 04 mai 2017 de 19h00 à 20h30

Le thème abordé :      « l’adulte surdoué : entre forces et difficultés »

Lieu de rencontre :

Centre d’Excellence Para & Médical

104 rue Michel Ange – 75016 PARIS

 

Que l’on se découvre tardivement ou que l’on se sache depuis longtemps surdoué, le questionnement de l’adulte haut potentiel est avant tout profondément identitaire.

Que signifie cette autre manière d’être intelligent ? Que vient-elle poser comme difficultés? Quelles sont les problématiques qu’elle soulève ? Mais que permet-elle aussi ? Qu’apporte-t-elle ? … Si  certains y voient une chance fabuleuse et une force incroyable, d’autres vivent cette haute potentialité comme invalidante. Pourquoi une telle dissonance ?

Autant de questions qui se posent et qui peuvent trouver des éléments de réponses dans la rencontre à l’autre…

Nombre de places limitées à 10 participants ( Participation de 20 euros par personne )

Pour tout renseignement ou réservation :

snemesin@gmail.com     07 89 48 42 52

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Mon enfant est HP, et si on en parlait?

Félicitations, vous êtes les heureux, parfois dépassés, parents  d’un enfant (ou plusieurs) Haut Potentiel ! Vous venez de l’apprendre, le savez depuis quelques mois, le pressentez depuis toujours… Quelle chance !

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Nous vous proposons de nous réunir entre parents  autour d’un verre en soirée, ce jeudi 03 novembre,  pour parler de nos enfants, de leur quotidien, de nos petites et grandes expériences…

Nous vous donnerons des pistes psychologiques, pédagogiques, à explorer chez vous.

Nous vous parlerons aussi d’Happy HQI, des services que nous proposons, de notre philosophie et de cette belle structure qui est en train de se mettre en place.

A l’issue de la soirée nous vous proposerons de répondre de manière individuelle à vos questions dans un entretien plus privé.

L’adresse sera dépendante du nombre de participants, nous espérons vous voir nombreux.

Vous pouvez vous inscrire gratuitement en nous envoyant un email à ces adresses :

snemesin@gmail .com

informations@happyhqi.fr

 

 

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La dépendance affective : Un diagnostic d’avec lequel il faudrait savoir couper le lien ?

 

 Par Séverine Némesin, Psychologue Clinicienne & Psychothérapeute

Cabinet de Psychologie S. Némesin 7 rue de Lille – 75007 PARIS – snemesin@gmail.com – 07 89 48 42 52

La dépendance affective comme dépendance du lien à l’autre ! Si on en fait une brève analyse sémantique, il s’agirait d’une forme d’addiction au ressenti émotionnel positif que la présence d’autrui nous procure. Une forme d’addiction donc à un vécu subjectif et donc par écho au sentiment de bien-être que la présence de cet Autre nous renvoie.

Quand on y pense nous ne pouvons qu’attester de cette forme de dépendance car tout à chacun nous en avons fait l’expérience ne serait ce qu’à travers ce que la séparation d’avec cet autre nous renvoie et nous met en souffrance. Quand on y réfléchit encore un peu plus, nous pouvons constater à quel point ce pseudo diagnostic de comptoir est connoté péjorativement. Il y a au mieux un reproche au pire le pointage d’une forme d’immaturité émotionnelle…. Mais ne nous y trompons pas, nous pourrions être là au contraire devant une hypermaturité émotionnelle.

Notre dépendance affective quand elle nous est renvoyée nous ramène inextricablement à une incapacité marquée de fonctionner adéquatement sans cette présence de l’Autre. Pourtant, et c’est un fait, nous sommes depuis toujours dépendant de ce même Autre, de cet objet tiers, extérieur à soi mais à la fois si proche que nous souhaiterions pouvoir l’intégrer. Nous y sommes dépendant pour assurer notre bien être, mais aussi notre reconnaissance et notre sécurité. Nous avons besoin de cette présence, de celle d’une mère pour nous nourrir, de celle d’un père pour nous offrir un cadre sécure, de nos ainés pour apprendre d’eux et de leurs expériences, de nos paires pour nourrir une reconnaissance que l’on ne peut s’accorder seul.

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Nous sommes dépendants de la présence de ces autres, quelqu’ils soient et quelque soit la nature du lien : amis, famille, amours, amants pour nous faire apercevoir et voir parfois notre bonne place dans cette société, notre bon caractère sociable, aimable, désirable. Oui nous avons tous besoins de ces autres, nous recherchons à travers leur regard le dénominateur commun de notre propre manière d’être au Monde. Cela nous étaye, nous sécurise. Tenu par la main solide que l’autre nous tend nous sommes en pleine sécurité !

Ah la sécurité ou la crainte de perte de ce qui la procure ! Voilà ce qui pourrait être la clef de cette énigmatique concept fourre-tout mais néanmoins à la mode qu’est la « dépendance affective » ! Les manifestations du manque de sécurité pourraient alors devenir symptôme de ce qui pourrait être nos angoisses de rejet ou d’abandon ou pire encore de ce « devoir faire sans l’autre »… Et de cela nous faisons l’expérience le jour même de notre venue au Monde. Il s’agit de notre première expérience du réel, du dedans confortable nous sommes projetés au dehors, expulsés par ce corps qui nous portait, nous nourrissait et nous sécurisait de manière inconditionnelle… Comment croire en l’existence d’un monde affectif sécure quand notre première expérience passe par ce traumatisme, par ce rejet là !

Les psys ont leurs théories sur ce qui fait que le lien à l’autre va être plus ou moins sécuritaire, sur ce qui va permettre de créer une base « d’autoréassurance » solide. L’une d’entre elle parle de trois natures de lien inscrit dans les premiers instants de vie et construits sur ces messages que l’objet primaire – jargon psy pour parler de votre mère – nous renvoie en terme d’inconditionnalité. Le lien peut être « sécure », c’est parfait, cela veut dire que la personne qui nous quitte va revenir, il n’y a pas de quoi s’angoisser outre mesure donc; il va être « insécure » et là c’est un peu moins parfait car de fait l’autre qui nous quitte peut ne jamais réapparaitre et nous laisser seul face à nos besoins logistiques, affectifs, qui ne pourront plus être totalement couvert. La troisième nature de lien est plus complexe car elle repose sur une ambivalence prenant source dans des messages et injonctions contradictoires. « Tu m’aimes, je t’aime, tu es là mais attention tu ne pourrais pas ou plus l’être… ou pas». Dans ce cadre, nous sommes alors non plus dans une relation d’étayage mais dans une forme de soumission au fonctionnement singulier de cet autre aussi perturbé et peu clair soit-il. Le problème avec les personnes qui ont reçu ce genre de message, c’est qu’à défaut d’un gros travail sur elles rien ne viendra jamais atténuer cette ambivalence traduite en angoisse massive de séparation. Dès lors dans toute tentative future de réassurance reviendront à jamais se jouer sur ce théâtre traumatique les blessures anciennes. Les relations proximales deviennent alors le terreau de nos névroses, ils pensent et nourrissent nos angoisses, encouragées par toutes les expériences positives et négatives traversées.

Mais revenons à cette question de la dépendance. Vous l’aurez compris, il se peut qu’elle soit d’emblée biaisée par une fausse représentation de ce qu’elle sous-tend et véhiculée par une psychologie populaire et vulgarisée son message devient plus fort encore. Il s’inscrit sans réflexion dans l’esprit populaire. Le concept même d’addiction au sentiment affectif ne pourrait par essence pas avoir lieu d’être puisqu’il est le propre de tous, il fait parti de notre fonctionnement primaire, archaïque et de notre équilibre d’être humain.

Nous sommes des êtres sociables et faits pour fonctionner en groupe, nous nous nourrissons de la présence des autres, nous y trouvons une force à être, une énergie mobilisatrice que seul nous ne pourrions pas même envisager. L’autre de par ce qu’il nous renvoie de par sa seule présence vient nous renseigner sur notre existence et sur notre appartenance au Monde. Sans lui nous n’existons plus… Il est aussi vital que l’air que nous respirons, que l’eau que nous buvons…

Alors que faisons nous, lorsque nous taxons une personne de dépendance affective ? Parlons nous d’individus incapables de fonctionner sans l’autre ? Evoquons-nous une quelque forme d’immaturité affective ? Parlons nous alors d’individus « normaux » pris dans des problématiques simplement humaines ? Dire à quelqu’un qu’il souffre de dépendance affective, c’est en fait lui dire qu’il est incroyablement humain, qu’il a cette force en lui de faire les choses pour lui mais à travers ce que l’autre lui renvoie, c’est lui dire aussi qu’il est incroyablement aimable et qu’il peut commencer par s’aimer lui-même, c’est lui dire enfin qu’il peut prendre par la main l’enfant insécure qu’il a été… Et donc lui lui révéler cette pseudo-dépendance, c’est aussi lui dire que dans son expression quelque chose reste à travailler et qu’à défaut de le faire il risque de vampiriser malgré-lui tous ces autres desquels il dépend naturellement.

La dépendance affective n’est pas soignable, elle n’existe pas ! Ses manifestations probables ne seraient en fait que le reflet de notre manque d’assurance et de sécurité. Il est dès lors dangereux d’ailleurs d’envisager bouger ce qui n’est qu’un symptôme de quelque chose de plus large, au risque qu’il se déplace en un autre endroit…

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Le groupe du « Je dis » du 07 juillet : l’adulte surdoué

Les groupes du « Je dis … »

Un jeudi soir par mois, un groupe se constitue, pour échanger, apprendre et partager autour d’une thématique donnée.

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Le jeudi 07 juillet de 19h00 à 20h30

Le thème abordé sera « l’adulte surdoué : entre forces et difficultés »

lieu de rencontre : 32 rue de Lille – 75007 Paris

Que l’on se découvre tardivement ou que l’on se sache depuis longtemps surdoué, le questionnement de l’adulte haut potentiel est avant tout profondément identitaire.

Que signifie cette autre manière d’être intelligent ? Que vient-elle poser comme difficultés? Quelles sont les problématiques qu’elle soulève ? Mais que permet-elle aussi ? Qu’apporte-t-elle ? … Si  certains y voient une chance fabuleuse et une force incroyable, d’autres vivent leur haute potentialité comme un vrai handicap. Pourquoi une telle dissonance ?

Autant de questions qui se posent et qui peuvent trouver des éléments de réponses dans la rencontre à l’autre…

Nombre de places limitées à 10 participants

(participation de 15 euros par personne)

Pour tout renseignement ou réservation :

snemesin@gmail.com

07 89 48 42 52

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Suivre l’autre à l’étranger

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Et si le manque de confiance en soi n’existait pas ?

Et si le manque de confiance en soi n’existait pas ?

Par Séverine Némesin, Psychologue Clinicienne & Psychothérapeute

snemesin@gmail.com      07 89 48 42 52

Le manque de confiance en soi, c’est une des premières raisons de consultation de l’adulte chez le « psy »!

« Je viens vous voir parce que je manque cruellement de confiance en moi …», et quand il n’en est pas question dans la demande initiale, cela finit toujours par apparaître en filigrane du discours de celui qui se questionne. Comme si « avoir confiance en soi » était antagoniste de toute souffrance psychique. Comme s’il fallait en avoir honte, la cacher, la taire comme un vilain mal. On pourrait presque penser, mais ce serait caricatural, que seuls les gens qui manquent de confiance en eux ont besoin de travailler ce point négatif de leur personnalité chez le psy…

En écrivant ce qui va suivre je risque de m’attirer les foudres de certains de mes confrères qui ont fait du « manque de confiance en soi » un véritable fond de commerce, mais peut-être est-il bon de réinterroger l’existence même de cette notion devenue « fourre-tout » ? Finalement, ce manque de confiance en soi ne serait-il pas avant tout un manque de considération des autres  ?

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Pour commencer, ère du temps oblige, j’ai fait une petite expérience sur mon moteur de recherche. J’ai tapé « confi » et le terme « confiance en soi » apparait en seconde position derrière « confiture à l’orange »… La psy que je suis s’interroge sur l’analyse qu’on peut en tirer mais c’est sans succès… Je clique sur cette proposition (non pas les oranges, l’autre !) et je tombe sur une floraison d’articles sur le sujet. Leurs titres : « les clefs de la confiance en soi !» (ces clefs sont livrées en trousseaux de 3, 5 ou 10), « la confiance en soi retrouvée ! » parce qu’encore faut-il l’avoir perdue pour se rendre compte qu’elle existait, « faire le plein de confiance ! », ok mais à quel prix le litre ?

Plutôt que de nous attarder sur ceux qui écrivent ces articles et leurs objectifs, souvent commerciaux, revenons un moment sur leurs contenus. Nous y trouvons, des clefs en premier lieu. J’aime bien cette notion de clef, parce que quand on en possède c’est qu’il reste des portes à ouvrir mais aussi à fermer, qu’il reste des possibilités de faire autrement, des choix à faire, et que l’on ne sera pas obligés de passer par la case « je défonce tout » pour y arriver. Des clefs pour aller mieux donc, des portes pour aller vers un meilleur soi sans pour autant se faire violence pour y parvenir.

On n’y trouve pas que ces fabuleuses clefs dans ces articles, on y trouve aussi des causes, des origines… « Si vous manquez de confiance en vous c’est parce que… ». Complétez une fois encore comme vous voulez parce que chaque individu étant singulier et ayant son histoire tout fonctionne avec cette phrase ! On essaye ? « … Parce que votre grand-mère est morte quand vous aviez 5 ans … votre père était alcoolique … votre père incarnait la réussite sociale … votre boss est arrogant … votre ex-femme est partie avec le jardinier … vous aimez trop la choucroute en boite…! » Ah non…! Je reviens sur ce que j’ai dit, quoi que non ! Parce que la choucroute en boite quand on en abuse cela peut provoquer des désordres intestinaux importants ! Bon bref, le « manque de confiance en soi » c’est un peu comme les prédictions hasardeuses de l’horoscope : tout le monde s’y retrouve !

Alors essayons de voir les choses sous un autre angle. Si nous partons de ce postulat de base (j’adore cette expression, je la tiens de mon prof de maths de 3ème, je n’avais alors aucune confiance en moi à exceller dans cette matière, du coup cela me donnait un semblant de consistance !). Si nous partons de là donc, l’idée selon laquelle, le manque de confiance en soi serait un fourre-tout où on va glisser tout un tas d’autres raisons au mal-être ressenti par ceux qui consultent, on pourrait imaginer que l’on ne traite pas vraiment le « ce qui pose problème ». Cela pourrait être : une difficulté à faire face à un situationnel trop lourd, une dégradation de l’image de soi, une mauvaise perception de qui on est, un sentiment d’impuissance face à un événement de vie… et cetera, et cetera…

Récemment une patiente me disait « On me parle de perte de confiance en moi depuis toujours mais je ne m’y retrouve pas, je fais quoi avec ça ? ». Cette même patiente me consultait parce qu’elle avait subi de violentes maltraitances dans son enfance et reproduisait dans son quotidien les excès de colères dont elle avait été victime.

Après lui avoir conseillé de se regarder dans une glace tous les matins et de répéter très fort « What ? You talking to me ? », un peu à la Taxi Driver, nous avons laissé filer le « super confiant » Robert de Niro pour revenir à une base de discussion plus réaliste. Il est apparu chez cette patiente que son problème était en fait qu’elle n’avait jamais été respectée, que jamais personne lui avait renvoyé l’image incroyablement forte qu’elle était légitimement en droit de réclamer d’elle-même !

Que de temps gâché à essayer de reconstruire quelque chose qui n’existait pas ! Quelle découverte incroyable pour elle ! Elle me disait aussi savoir, malgré les injonctions contradictoires, que depuis toujours elle se sentait, en dehors de la gestion de certaines angoisses, capable de tout. Elle avait par elle même réussie à s’extirper du contexte familial, entreprendre des études brillantes et parvenir à force de travail à une carrière exceptionnelle dans un milieu qui l’est tout autant ! Elle avait raison, elle était capable de tout donc… sauf de gérer seule sa stabilité émotionnelle !

Des exemples de la sorte où est présupposé coupable le manque de confiance en soi, dans les cabinets de psy on les collectionne frénétiquement dans les différents dossiers de nos patients. Pourtant, trop souvent, on observe que le manque de confiance en soi est avant tout un manque de confiance des autres à notre égard. C’est souvent parce que notre entourage nous a renvoyé une image négative de nos capacités que l’on finit par perdre ou ne pas trouver celle qui nous est propre.

Repensez, une minute aux messages de certains de vos parents, ou de ceux de vos camarades, à vos bulletins de notes, à votre première expérience professionnelle, aux messages de vos grands-parents, à cet examen à la fac que vous pensiez pourtant avoir réussi ! Pensez-y… Sérieusement, prenez deux minutes pour ça… Qu’avez-vous retenu de tous ces messages reçus ? N’y a-t-il pas dans vos souvenirs la moindre petite définition de vous même renvoyée par ces autres qui vienne coller à la manière dont vous avez grandi, vous êtes développé psychiquement, avez géré votre vie ?

N’y a-t-il pas là de quoi nourrir vos doutes et angoisses ? Je ne vous parle même pas de l’impact de vos relations affectives ! Parce que oui les messages sont plus puissants encore quand ils nous parviennent de quelqu’un censé nous aimer !

Tous ces « petits » messages viennent s’agglomérer comme des Post-it sur notre inconscient, et vont venir de temps en temps – pour nous empêcher, nous bloquer, bref nous handicaper – filtrer dans nos comportements conscients. C’est comme ça, là dessus on y peut rien, ces deux instances ont besoin d’être d’accord et font tout ce qu’elles peuvent pour !

Donc pour faire simple, on aurait tendance à donner bien trop de consistance à ces messages. Plus que de les alimenter, il conviendrait de les identifier et de les décoller un à un. Et, à mesure de cette remise à neuf, se dire avec fermeté « Bah non ce truc là, c’est pas à moi, ce n’est pas comme cela que j’ai envie de me définir ! ».

C’est peut être la première solution qui devrait nous permettre d’être mieux dans notre vie, et c’est peut être là « la vraie raison » qui devrait tous nous amener à consulter un psy. Nous ne sommes plus, vous le voyez, dans une question de confiance en soi mais plutôt de découverte de soi.

La seule clef serait alors d’oser, de cesser d’avoir peur. Parce que oser c’est ce donner cette chance incroyable de se planter ! Oui, j’ai bien dit une chance ! Parce que nous rater nous indique nos limites, les nôtres, les vraies, pas celles que l’on a choisies pour nous !

« Tu devrais postuler sur ce job !». « Tu devrais te mettre à la course à pied ! », « Sérieux branche le t’as un ticket », réponse « bah non je suis pas à la hauteur tu vois pas !?!»… « Oh tu manques de confiance en toi »  Et bing ! Nous avons laissé parler quelque chose qui n’existe pas parce que nous ne nous posons pas face à ces situations les bonnes questions. Parce que se poser les bonnes questions amène de bonnes réponses et que ces réponses peuvent nous inciter dans l’après coup à mieux nous connaître… Aurions-nous alors peur de nous même ? De nos propres réussites ? Parce que finalement la question qu’il convient de se poser face à ces situations que nous pensons nous dépasser, ce n’est pas celle de la suffisance de confiance, mais plutôt celle de l’évaluation de nos capacités et de nos peurs réelles ?

Cessons donc de nous servir du manque de confiance en soi comme d’une excuse universelle mais utilisons plutôt ce à quoi il fait appel comme un moyen… Car finalement si ce fichu manque de confiance en nous n’existait pas serions-nous plus libres de nous même ? Parce que oui, derrière cette monumentale excuse, se cache aussi quelque chose qui nous autorise à être lâche, à avoir peur et à en faire état. L’évoquer c’est nous déculpabiliser de tant de mauvaises gestions et nous rendre un peu de confort psychique. Ne nous voilons donc pas la face, s’il n’existe pas réellement, il serait bien dommage de ne pas y faire appel !

Pas tout ça mais je file faire mon premier saut en parachute… ou pas !

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Crise du Milieu de vie : La chasse au Démon est ouverte !

 

Par Séverine Némesin, Psychologue Clinicienne & Psychothérapeute

snemesin@gmail.com – 32 rue de Lille Paris 7ème – 0789484252

Vous vous pensez bien « installé », en pleine sécurité affective et matérielle… Prenez garde ! Le monstre est là, il rôde, rampant dans l’ombre. Il surgit au milieu de nos vies, n’a pas vraiment de visage, frappe au hasard et vient perturber le cours tranquille de nos existences. Sa légende a de toute évidence été entretenue par nos grand-mères pour justifier le fait qu’elles aient pu être cocues et par nos grands-pères pour expliquer qu’ils ne reviendraient jamais d’aller chercher le pain. Cela ne vous dit rien ? Et pourtant ! Vous en avez entendu parlé au moins une fois… Pire, il a peut être déjà posé sa main sur vous ou sur un de vos proches. Qui est cette obscure créature ? Que nous veut-elle ? Est-elle responsable de toutes nos turbulences intérieures de mi-vie , ou trouvons-nous en elle un bouc-émissaire pour justifier notre soudaine urgence à être ? Son nom : Doemius Merodinus !th-5

Aux origines de la bête

Le Doemius Merodinus, c’est le Démon de Midi… Sa première apparition date du IIIème siècle dans la traduction d’un seul mot de la Bible. Alors que dans les textes originaux il était question d’un avertissement sur les « fléaux guettant l’homme », une erreur d’interprétation a fait naitre « la bête ». Autre                                                          hypothèse étymologique, issue de la culture populaire, renvoie à « mi-deus » la « mi-journée » moment où le soleil est à son zénith. Symboliquement donc le démon de midi interviendrait à mi-parcours de la vie des hommes au moment où ils sont dans la force de l’âge et maîtres de toutes leurs fonctions.

Les symptômes de la prise de pouvoir du Démon sur nous sont nombreux. Observables chez les autres, on a tendance à les confondre avec un coup de tête parfois, comme quelque chose de déraisonné souvent, comme quelque chose de potentiellement dangereux, toujours… Alors que quand ils se manifestent chez nous ils deviennent une prise de conscience, un acte raisonné et une réponse à une soudaine et salvatrice pulsion de vie. Alors on change : de montre, de voiture, de job, de partenaire… Parfois de couleur de cheveux et cela peut suffire à calmer les symptômes tant l’expérience peut s’avérer être catastrophique. Mais ce changement n’est pas sans conséquence ! La voiture ne pourrait pas plaire à Madame qui verrait dans ce modèle décapotable rouge un piège à filles, une sorte de joujou extra… Le job investit pourrait offrir une moins belle stabilité qui pourrait mettre l’équilibre du budget familial et donc instrinsèquement celui du couple en péril. Bref on n’a pas fini de pleurer dans les chaumières et de rejeter la faute de ce grand malheur sur les épaules de celui qui a osé questionner son bonheur personnel.

Un démon, un monstre donc ! Il convient de le chasser, le mettre en dehors de nous, le mettre à distance. Mais quelles armes avons-nous ? Très peu en fait… La déshumanisation de la force démoniaque qui intervient peut-être une solution.

On projette donc sur cette force supérieure à l’image abimée, la résultante de nos angoisses. Agir ainsi pourrait ainsi permettre à l’homme de se protéger de ses propres activités pulsionnelles. Enfin cela c’est ce qu’un psy vous dirait ! De manière simplifiée, nous pourrions expliquer cela par un moyen défensif que nous utilisons depuis notre enfance : « Ce n’est pas moi, c’est l’Autre et je ne peux rien y faire.. ». Mais « ne rien y faire » à quoi ? Personnifier ce moment de vie, même sous ces traits, ne serait-il pas alors un moyen de désigner un coupable certes imaginaire mais idéal ? La crise, elle, pourtant est vraie, indéniablement réelle. Le monstre qui la provoque serait alors juste un concept introduit par l’homme pour lui permettre de se décaler de son vécu pulsionnel et se défendre de lui-même.

Mais qu’est ce que cette déshumanisation ? Le démon de Midi pourrait avoir les mêmes attributs que nos monstres des contes de fées : ceux de forces maléfiques qui ne seraient en fait évocables que sous les traits d’une chimère qui nous permet d’évoquer le monstre sans jamais le citer…sans jamais vraiment se faire peur. Je vous laisse revisiter les rôles de la bête de Disney ou du loup caché au fond des bois qui n’a qu’une envie, celle de dévorer toute crue cette pauvre enfant naïve toute habillée de rouge.

Son antre : le milieu de vie

C’est à la fois son lieu de vie et son lieu de chasse privilégié ! Son repère et son antre : le milieu de vie.

On estimait jusqu’il y a peu encore cet âge de mi-parcours à 40 ans et évoquions alors une véritable crise de la quarantaine. Les psys sont revenus sur cette appellation car la crise ne survient plus systématiquement à cet âge. Non définitivement cassons cette idée – ou cette fichue horloge biologique – qui nous dit « attention t’as 40 ans, et si tu n’as pas ta Rolex au poignet pour te le rappeler c’est que tu es en train de rater quelque chose de ta vie ». C’est d’ailleurs peut être que l’apparition de plus en plus tardive de la créature pourrait en fait faire d’elle un monstre de treize ou treize heures trente selon « l’état de nos trafics internes ».

Là où quand l’espérance de vie nous accordait 80 belles années donc il apparaissait autour de la quarantaine. Aujourd’hui elle arrive plus tardivement cette crise mais toujours relativement à ce que l’homme imagine être son mi parcours.

Outre l’espérance de vie qui augmente, d’autres facteurs peuvent expliquer ce décalage : entrée plus tardive dans la vie active, parcours professionnels plus chaotiques, sexualités mieux assumées… Enfin ! Mais aussi enfants qui restent plus longtemps à la maison – ce qui n’est pas sans poser problème avec les sexualités mieux assumées de chacun d’ailleurs. Tout cela renvoie à l’idée que nous vieillissons moins vite mais surtout mieux que les générations précédentes et c’est tant mieux !

Il n’empêche que le monstre, tapis dans son antre, n’a de cesse de nous guetter. Il attend en silence la prise de conscience, celle du temps qui passe, celle de l’urgence à être qui en découle, à ce fameux « devenir ce que l’on est » si cher à la pensée de Nietzsche. Il attend, prêt à nous pousser à ce questionnement profond, à cette inattendue mais devenue possible redéfinition de nous même.

La crise du milieu de vie correspond à cette période des grandes questions mais aussi et avant tout à un passage d’un état à un autre. Incontestablement il y a un avant et un après à cette apparition de la crise. Dans ses aspects identitaires la crise résonne comme un moment de rupture, à l’image d’une seconde période adolescentaire avec les mêmes craintes, les mêmes doutes, les mêmes redéfinitions mais avec les boutons d’acnée en moins, la sagesse présumée et l’expérience en plus.

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Les options laissées à sa victime :

La crise du milieu de vie donc correspondrait à une sorte de rite de passage à travers duquel on peut décider de passer ou non !

Elle place sa victime souvent consentante dans une situation de rupture sans précédent. Elle l’expose à une sorte de seconde naissance qui n’est pas sans rappeler le traumatisme de la première.

Si on se rattache à cette analogie nous pouvons évoquer ce bébé qui nait et quitte son environnement connu, enveloppant, semi-confortable pour un milieu inconnu potentiellement plus dangereux où il va devoir réapprendre des codes nouveaux pour couvrir besoins vitaux et affectifs.

Contrairement à l’enfant, l’homme mûr devant la bête et l’horizon béant qu’elle ouvre, a deux options : La première est celle d’oser quitter ce qu’il est, pour un nouveau soi. La seconde, lui offre de ne surtout rien changer et de construire une nouvelle représentation identitaire dans un environnement que cette fois il a choisi de tolérer plutôt que de subir.

Si la victime trouve une issue dans la première option, celle du changement : C’est un peu comme ouvrir une porte, s’y engager, sans savoir ce que l’on va vraiment trouver derrière, que ce soit bon ou mauvais. Il faut du courage pour oser tourner la poignée, il faut du tempérament mais surtout une incroyable pulsion de vie pour y poser le premier pas…

La seconde option, celle de l’immobilisme, mène à la conservation d’une relative zone de confort. Cette dernière nous force à poursuivre une existence avec les mêmes repères dans un nouvel état de conscience de soi. On est différent mais décidons de ne pas adapter notre environnement à ce nouvel être. Dès lors les aménagements intrapsychiques doivent être grands pour retrouver un nouvel état d’équilibre.

Pour faire court : nous pouvons supposer la crise du milieu de vie comme un profond questionnement de ce qu’établi jusqu’alors. Dès lors nous pourrions évoquer la recherche ou non d’un fonctionnement en adéquation avec cette plus juste connaissance de nous-même.

Quoiqu’il arrive, Il est rare que la crise de milieu de vie ne mène pas à un changement même minime : changement de poste ou de métier, changement de lieu de vie, changement d’hygiène de vie, mais changement aussi dans la structure familiale, dans la façon de se considérer, soi-même, sa parentalité, sa vie de couple… Et le changement même s’il devient vital, l’homme n’est pas à l’aise avec lui, parce qu’il l’insécurise. Voilà donc ce qui pousse certains à ne pas y concéder.

Des difficultés à se séparer du mythe

S’il est difficile de prendre de la distance avec ce mythe, c’est parce qu’il offre un incommensurable confort quand il s’agit d’assumer les conséquences des changements initiés. Parce que décider le changement c’est un peu entrer dans le Casino de nos vies, un peu comme jouer à la roulette « faites vos mises, plus rien ne va plus… », avec cette image que si l’on mise tout sur la même case alors on risque de tout perdre mais aussi de tout gagner sur un incroyable coup de chance… C’est un peu « le rien ou le tout » !

Puis il y a ce difficile poids du regard social. Alors que nos sociétés actuelles prônent les libertés individuelles, ce regard semble continuellement les condamner. Impossible de faire un choix de vie, qu’il soit exposer ou non, sans entendre un commentaire à son sujet. Donneurs de leçons et moralisateurs font fronts, souvent d’ailleurs parce que les autres n’ont pas osé amorcer ou juste même envisager changer de vie, ne serait-ce que partiellement.

Evoquer la crise du milieu de vie, plutôt qu’une envie de vivre une seconde moitié de vie, plus en adéquation avec ce que l’on pense être, revient à dire que l’on n’est pas responsable de ce qu’il nous arrive, que ce n’est pas de la faute de l’autre ou même de la sienne. De plus cela laisse la possibilité d’une rassurante éphémérité du phénomène et donc d’un possible retour en arrière avant même l’amorce d’un changement.

On envisage cet autre possible, on le contemple longtemps parfois puis un jour on l’évoque. Pour l’entourage s’en suit de l’incompréhension… « Mais que fait-il ? Est-il en train de devenir fou ? » A ce masque de la folie, parce que oui l’idée que quelqu’un puisse balayer un pan entier de vie, ou décider de faire s’écrouler ce qu’il a construit et auquel il a tout voué, c’est de toute évidence l’acte d’un forcené. Ce n’est donc pas lui qui va mal, non ! C’est cet autre qui pousse à agir ! Et comme il en va ainsi alors pour sûr, quand la bête s’éloignera il retrouvera spontanément sa raison et avec elle ses pantoufles et sa maison…

Un démon plus émissaire que bouc émissaire 

Il n’y a donc pas de raison que de briser ce mythe, car celui-ci nous rassure sur notre propre condition, sur cette utopie rassurante dont l’homme aime se bercer que rien ne peut ou doit changer. Alors même que nous vivons dans un monde où tout change, nos environnements se bouleversent nous laissant avec cette idée que nous n’avons aucune prise, aucun moyen de contrôle, nos envies changent, nos projets évoluent, nos personnalités se façonnent au fil des ans, nos sentiments ne sont plus figés… Comment, à l’heure actuelle, est-il encore possible de faire ce constat de changement de tout et penser de manière concomitante que pour ce qui nous concerne rien ne doit réellement changer ?

Le démon de midi est porteur de bien de nos maux. Il nous renvoie avant tout à un sentiment de perte de contrôle dans une phase de nos vies où justement nous tâchons de les reprendre en main. Il nous fait tendre, quoiqu’il en soit, si nous le laissons entrer dans nos vies, à un nouvel équilibre. Dans ce sens, et pour se faire, il conviendrait au moins d’être réceptif à ce qu’il nous murmure, car il semble venir nous mettre en alerte sur ce qui fait sens ou défaut dans nos vies, il nous excuse de ce que l’on quitte et nous autorise à embrasser un futur plus en accord avec ce que nous sommes.

Au mieux le Démon de Midi nous redéfinie au pire il nous fait prendre des décisions… Peut-être, alors est-il temps d’arrêter de nous cacher derrière son nom, d’assumer son apparition et de cesser sa mystique mise à distance pour écouter enfin ce que ce milieu de vie a à nous apprendre de nous ?

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